Pourquoi la nutrition est une priorité de santé publique ?

La nature des aliments consommés par la population, ainsi que leur qualité constituent des problématiques importantes pour les pouvoirs publics. De fait, ces derniers ont une approche globale des problèmes de santé, ce qui les pousse à s'intéresser à ce qui compose l’alimentation des individus. Ainsi, les décideurs donnent différentes orientations dans le domaine de la nutrition, dans le but d'atteindre des objectifs déterminés dans le court et le moyen terme. Si vous demandez pourquoi la nutrition est-elle une priorité de santé publique, voici des éléments de réponse.

Quels sont les enjeux de la politique nutritionnelle de santé publique ?

Le développement économique et industriel a favorisé une augmentation de la production alimentaire. Cette situation a entraîné une hausse de la consommation, qui, à son tour, a favorisé l’apparition de différents types de maladies. Ainsi, de plus en plus de cas de pathologies dont le développement est lié à l'alimentation, sont pris en charge dans les centres de santé.

Cette situation “épidémiologique” pousse les pouvoirs publics à adopter une nouvelle politique nutritionnelle de santé publique. Les maladies qui sont concernées sont notamment le diabète, l'obésité ou encore une cholestérolémie élevée. Cette conjoncture entraîne, sur le plan humain, plusieurs cas de décès. Sur le plan économique également, elle constitue un point de dépense très considérable.

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Différentes études permettent d'évaluer les coûts directs de la prise en charge de ces pathologies. Il est également à noter que cette situation épidémiologique impacte indirectement plusieurs secteurs de l'économie. Par exemple, la prévalence de l'obésité entraîne des dépenses qui se chiffrent en milliards d’euros par an. Les pathologies cardio-vasculaires mobilisent également des fonds très conséquents.

Quelles sont les conséquences des habitudes alimentaires sur la santé publique ?

L'évolution des habitudes en matière de nutrition a plusieurs conséquences qui s’articulent autour de la nature, de la quantité et de la qualité des nutriments ingérés. En effet, ces trois axes régissent les impacts des comportements alimentaires sur la santé publique de manière globale.

La nature des nutriments ingérés

Les habitudes alimentaires adoptées par la population au cours des dernières années entraînent divers problèmes de carence ou de surconsommation. Par exemple, les apports en lipides ont considérablement augmenté. Tandis que la consommation de micronutriments a sensiblement baissé.

La quantité de nutriments ingérés

Les nouveaux choix alimentaires se traduisent par une diminution de la consommation des glucides complexes. Par contre, ils sont symbolisés par une augmentation de la consommation des protéines animales et des lipides.

La qualité des nutriments ingérés

La plupart des aliments consommés actuellement n'ont pas d'apports en micronutriments, donc fournissent des calories dites “vides”. Même si ces derniers ne sont utiles à l’organisme qu’en faible quantité, leur rôle est capital dans de nombreux mécanismes physiologiques. Par ailleurs, cette déficience de micronutriments conduit à des carences en vitamines et en minéraux.

Ces conditions favorisent le développement de maladies chroniques. En plus, il faut souligner l’impact non-négligeable du mode vie actuelle, lequel est caractérisé par une sédentarité croissante et une baisse des dépenses énergétiques. À titre illustratif, notez que l'insuffisance de la consommation de fruits et de légumes favorise le développement des cancers. Par ailleurs, la surconsommation des lipides conduit au développement des maladies cardio-vasculaires. Enfin, le déséquilibre entre l'apport énergétique et la dépense énergétique favorise le développement de l'obésité.

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Quels sont les rapports entre la nutrition et les objectifs de santé publique ?

Les différents facteurs nutritionnels évoqués plus haut ont un impact considérable, dans la mesure où :

  • près de 200 000 décès par an sont dus à des problèmes cardio-vasculaires ;
  • près de 250 000 cas de tumeurs malignes sont diagnostiqués tous les ans ;
  • et plus de 10 % de cas d'obésité concerne désormais des enfants de moins de 12 ans.

Il convient de signaler que toutes ces données sont en augmentation constante. Pour diminuer la prévalence des différentes pathologies et atténuer leur poids sur le budget de l'État, les pouvoirs publics ont mis en place une politique nutritionnelle. Cette dernière vise à apporter de profondes modifications aux habitudes alimentaires de la population.

C’est en conséquence de cela que la santé publique mène un programme national nutrition-santé. Les objectifs sont de l'ordre de 25 à 50 % de changements dans les habitudes alimentaires.

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